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Mairie d'Ares

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Patrimoine

La jetée d’ARÈS

Elle est en pierre cimentée. C’est la jetée la plus ancienne du bassin. Elle date du XVIII siècle.
Le chenal d’ARÈS ne venant pas au bord du rivage, il faut permettre l’accès de ce dernier aux bateaux des nombreux pêcheurs, puis des ostréiculteurs, soit plus de 500 pinasses à la fin du XIXème siècle, sans compter les chalands chargés de poteaux de mine. La construction de cette « longue bande pierreuse », comme l’appelle Jean Balde dans le Goéland,  simpose. ARÈS est le seul village des bords du bassin à avoir une jetée aussi simple. Depuis le XVIII siècle, elle a été un peu élargie et allongée.

Les Canons

Datant Des années 1800, ils sont en bronze (9 x 30 x 140 cm). Pendant la Révolution et sous l’Empire, les autorités redoutent un débarquement anglais. Arès est donc dotée de plusieurs canons. Cinq d’entre eux ont été retrouvés ; deux canons sont placés comme bornes, place de l’Eglise, les autres figurent alors près du monument aux morts, où ils ne sont plus. En 1992, deux canons restaurés sont placés de chaque côté de l’entrée de la jetée.

La Tour d’Arès

Cette tour a été construite en 1840 par Louis-David Allègre, l’inventeur du chalutage à vapeur, alors propriétaire du château d’Arès, était en fait un moulin à vent parmi d’autres. Lorsque le chemin de fer permet l’approvisionnement en farine, ces moulins disparaissent. En 1882, celui-ci est désaffecté, et il est transformé en peudo-tour de défense par Emile Borduron, avec l’accord de la châtelaine, veuve de Léopold Javal qui avait acquis le château en 1847. la tour, restaurée en 1975, par la municipalité, abrite actuellement un transformateur.

L’Eglise Saint-Vincent-de-Paul

L’église, construite à partir de 1872, est consacrée en 1878. la première célébration a lieu en 1873. l’édifice succède à une chapelle en bois érigée en 1847 avant la création de la commune qui résulte de la séparation d’Andernos et d’ARÈS en 1851. La construction néo-romane répond à toutes les normes traditionnelles des édifices chrétiens de l’apogée du christianisme. L’église possède de très beaux vitraux dus à Raymond Mirande et mis en place en 1978 par le centenaire. Ils évoquent l’histoire d’Eve à Marie, puis les événements qui vont de la résurrection de Lazare à la Pentecôte. Ils figurent enfin, dans le chœur, les anges, la Jérusalem céleste, la Trinité et les autre évangélistes.

Maison natale d’Emilien Barreyre

Elle date du troisième tiers du XIXème siècle, elle est située 4, rue Emilien Barreyre.
Dans cette petite maison toute simple naît en 1883, un modeste pêcheur arésien. Entre les deux portes, une plaque est apposée en 1954 : « A la memori dou felebre pescaire de las malineyres Emilien Barreyre mestre en gai-saber 1883-1944 ». A 16 ans, il écrit des poèmes et de la prose dans le patois utilisé à Arès, l’un des parlers de la langue d’oc. La plus ancienne académie du monde, celle des Jeux floraux de Frédéric Mistral, le distingue en mai 1914 en lui accordant « une églantine d’argent », et de nouveau en 1940. La langue d’oc lui permet d’évoquer avec bonheur les travaux journaliers des pêcheurs et les sites du Bassin d'Arcachon. Son livre essentiel est Las Malineyres, « les filles de la mer »


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